« Il faut cacher les enfants ! »
Un cri chuchoté dans l’ombre, au bord de la panique, traversant ces pages comme un fil de mémoire.
À partir de témoignages intimes — souvenirs confiés, carnets, enregistrements — ce livre retrace le destin d’une famille juive dispersée par l’Histoire.
La première partie raconte la Varsovie d’avant-guerre : une vie juive foisonnante, intellectuelle, pleine d’élan et d’espoirs. Puis vient la rupture : la guerre, la clandestinité, la nécessité de disparaître.
La seconde partie — la plus longue — donne voix aux enfants cachés. En France, en Belgique, ballotés d’un refuge à l’autre, ils apprennent le silence, la peur, la patience, puis l’effort de vivre après.
À côté de la terreur, des ombres lumineuses : une concierge, une voisine, des inconnus qui protègent au péril de leur vie. Des gestes minuscules et immenses.
Il faut cacher les enfants est un livre de mémoire et de transmission.
Un hommage à ceux qui n’en sont pas revenus, à ceux qui ont survécu, et à ceux qui ont aidé — en secret, en silence, avec courage.
Laurence Kleinberger est autrice et enseignante spécialisée.
Depuis de nombreuses années, elle explore l’histoire de sa famille, profondément marquée par la Shoah et par les silences qu’elle a laissés derrière elle. Cette béance – faite d’absences, de noms effacés et de récits interrompus – nourrit son travail d’écriture et de recherche.